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Indépendance surveillée
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MLJ, SASU
SIREN 934 769 837

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Auteur et éditeur des contenus

Jimenez Julien

Je conçois et j’édite Cloisonia. Je ne suis pas commissaire aux comptes : je construis des logiciels pour des professions réglementées, et j’ai passé assez de temps dans les cabinets pour savoir que ce qui manque n’est presque jamais la compétence, mais la trace du raisonnement au moment où il a été tenu.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de Cloisonia et éditeur du service

Rôle : fondateur de Cloisonia, directeur de la publication, auteur de l’ensemble des contenus de ce site.

Éditeur : MLJ, SASU au capital de 500,00 euros, SIREN 934 769 837.

Contact direct : jimenezjulien42@gmail.com, réponse sous un jour ouvré.

Le dossier qui a tout déclenché

Une structure d’exercice de l’ouest de la France m’avait appelé pour un sujet qui n’avait rien à voir : elle voulait automatiser la relance de ses lettres de mission. Pendant l’entretien de cadrage, l’associé m’a montré son classeur d’indépendance. Une feuille de calcul, quatre onglets, mise à jour chaque année en décembre, alimentée par un questionnaire envoyé aux clients. Un travail honnête, propre, tenu.

Il m’a expliqué en riant à moitié qu’ils venaient de découvrir, trois semaines plus tôt, qu’une société qu’ils certifiaient depuis six ans détenait, via une holding, une participation minoritaire dans une SCI dont le cabinet d’expertise comptable du même groupe tenait la comptabilité. Le lien avait été créé dix huit mois auparavant. Personne ne le leur avait dit. Le client ne le leur avait pas dit parce qu’il n’avait pas imaginé que cela les concernait. Le cabinet ne l’avait pas vu parce que rien, dans son organisation, ne regardait ailleurs qu’à l’endroit où on l’avait envoyé regarder.

J’ai passé la soirée à chercher où cette information se trouvait. Elle était là, publique, gratuite, dans le registre national des entreprises et dans les comptes déposés. Il n’avait manqué à personne ni la compétence ni la conscience professionnelle. Il avait manqué quelqu’un pour lire, chaque jour, ce que l’État publie déjà.

Ce que j’ai observé ensuite, cabinet après cabinet

J’ai passé les mois suivants à demander la même chose à des structures de toutes tailles : montrez-moi comment vous suivez vos liens. Les réponses se ressemblaient beaucoup. Un tableur, parfois un module d’un outil de production peu utilisé, souvent une note Word reprise d’une année sur l’autre. Presque partout, la mise à jour se faisait à l’occasion de la campagne annuelle, et presque partout, la source était déclarative.

Trois constats sont revenus assez souvent pour que je considère qu’ils ne relevaient pas du cas particulier. Le premier : la structure d’exercice adossée à un cabinet d’expertise comptable multiplie mécaniquement les points de contact, parce que le portefeuille d’expertise est bien plus large que le portefeuille d’audit, et que la frontière entre les deux ne dépend pas de la bonne volonté des associés mais des décisions de leurs clients. Le deuxième : personne ne conteste la règle, tout le monde se demande comment prouver qu’on l’a appliquée. Le troisième : quand un contrôle qualité périodique s’annonce, la reconstitution rétrospective coûte des jours d’associé et produit une pièce plus faible qu’une note écrite le jour même.

J’ai aussi écouté des anciens contrôleurs devenus consultants. Leur remarque était toujours la même, formulée avec des mots différents : ce qui est reproché n’est pas le lien, c’est le silence du dossier. Une situation à risque analysée, écartée et motivée par écrit ne fait généralement pas de constat. La même situation, non tracée, en fait un.

Pourquoi j’ai construit cet outil précis, et pas un autre

La tentation, quand on est éditeur de logiciel, est de fabriquer une plateforme qui tranche. Un moteur qui affiche un feu vert, un feu rouge, et qui se substitue au jugement. J’ai écarté cette idée dès le premier jour, pour une raison simple : le commissaire aux comptes engage sa responsabilité personnelle, et aucun éditeur n’est en mesure de la reprendre à son compte. Une machine qui prétend décider de l’indépendance déplace le risque sans le réduire.

Cloisonia fait donc trois choses, et refuse d’en faire une quatrième. Il lit les données publiques et reconstruit le graphe des liens, ce qu’aucun humain ne peut tenir à jour manuellement sur un portefeuille de plusieurs dizaines de mandats. Il rapproche chaque événement des règles du code de commerce, du code de déontologie et du règlement européen, en citant systématiquement la référence. Il conserve la décision du professionnel, sa date, son auteur et son motif, avec l’état du graphe à cet instant. Ce qu’il ne fait pas, et ne fera pas : conclure. Cloisonia documente la décision et ne la prend jamais à la place du professionnel.

Méthode de travail et convictions produit

Une règle affichée sans sa source ne vaut rien

Chaque contrôle du moteur porte la référence du texte qui le fonde, articles L822-11 et suivants du code de commerce, code de déontologie issu du décret n° 2020-292, règlement européen 537/2014 pour les entités d’intérêt public. Quand la doctrine évolue, la règle est mise à jour et la modification est datée dans un journal consultable, de sorte qu’on puisse toujours savoir quelle version du moteur a produit une note ancienne.

La donnée publique d’abord, le déclaratif ensuite

Tout ce qui peut être établi à partir du registre national des entreprises, de la base Sirene, du BODACC et des comptes déposés l’est sans rien demander au cabinet. Le déclaratif est réservé à ce qui n’existe nulle part ailleurs : liens familiaux, titres détenus par les collaborateurs, mandats non publiés. Cette hiérarchie évite de transformer un outil de surveillance en formulaire supplémentaire.

Une alerte écartée doit coûter dix secondes

Un système qui hurle finit ignoré. Le moteur est calibré pour qu’une alerte sans portée réelle se referme en une ligne de motif, et pour que ce motif reste conservé. C’est aussi ce qui donne sa valeur au registre des alertes non retenues, qui prouve au contrôleur que le sujet a été vu, pesé, et documenté.

Le dossier appartient au cabinet

Tout est exportable, à tout moment, dans un format lisible sans notre logiciel. Une note d’acceptation qui ne serait consultable que dans l’outil de son éditeur ne serait pas une pièce de dossier, ce serait une dépendance.

Le prix doit être lisible avant l’entretien

Les trois paliers sont affichés, avec leur périmètre et le nombre de mandats couverts. Un déontologue de réseau doit pouvoir calculer un budget annuel sans passer par un appel commercial. La discussion sert à cadrer le périmètre des entités rattachées, pas à découvrir le tarif.

L’éditeur, MLJ

Cloisonia est édité par MLJ, SASU au capital de 500,00 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 934 769 837, inscrite au greffe de Paris le 30/10/2024. MLJ conçoit et exploite des logiciels destinés à des professions dont l’activité est encadrée par un texte et contrôlée par une autorité. J’en suis le fondateur et le directeur de la publication.

La structure est volontairement légère. Cela impose une discipline : nous ne promettons pas de fonctionnalités que nous ne saurions pas maintenir, et nous préférons un périmètre étroit tenu correctement à un périmètre large tenu approximativement. C’est la raison pour laquelle Cloisonia ne fait ni la gestion des dossiers de travail, ni la facturation, ni la production des rapports : ces sujets sont déjà couverts par les outils de production que vous utilisez, et notre place est à côté d’eux, pas devant.

Toutes les données de mandats confiées à Cloisonia sont hébergées dans l’Union européenne et restent la propriété du cabinet. Le secret professionnel du commissaire aux comptes nous est opposable et nous le traitons comme une contrainte technique autant que juridique.

Les neuf articles que je signe dans La Note d’acceptation

La Note d’acceptation est le magazine de Cloisonia. J’y écris à partir de situations rencontrées dans des structures d’exercice, en citant pour chaque règle son article du code de commerce, du code de déontologie ou du règlement européen 537/2014. Les neuf articles ont été publiés le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne du magazine.

Le sommaire complet et les extraits de chaque article se trouvent sur la page du magazine La Note d’acceptation.

Me suivre et me contacter

J’écris régulièrement sur la manière dont les professions réglementées peuvent utiliser les données ouvertes sans perdre la maîtrise de leur jugement. Si vous êtes déontologue d’un réseau, contrôleur qualité, ou simplement associé d’une structure d’exercice avec un avis tranché sur le sujet, vos remarques sont utiles et je les lis toutes.

Pour une démonstration sur votre portefeuille, ou simplement pour discuter du périmètre des entités à rattacher, écrivez à jimenezjulien42@gmail.com ou passez par le formulaire de la page d’accueil.