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Indépendance surveillée
mandat par mandat

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MLJ, SASU
SIREN 934 769 837

Comparatif

Cloisonia ou le tableur de cartographie des liens, que choisir

Presque toutes les structures d’exercice partent d’un fichier. Une feuille par associé signataire, une colonne par mandat, un onglet pour les dossiers d’expertise comptable, et une mise à jour au moment de la campagne annuelle. Ce fichier est utile, il structure la réflexion et il coûte zéro euro de licence. La question n’est pas sa qualité, c’est le moment où il cesse de refléter la réalité, et ce que cela coûte devant le contrôleur.

Le comparatif poste par poste

CritèreCloisoniale tableur de cartographie des liens
Mise à jour des liensContinue, chaque publication est rapprochée du grapheManuelle, au moment de la campagne annuelle
Origine de l’informationRNE, Sirene, BODACC et comptes déposés, consolidésCe que le client a bien voulu déclarer
Délai de détection d’un événement24 heures en médiane après la publicationJusqu’à onze mois, souvent à la revue annuelle
Croisement audit et expertise comptableAutomatique, tout le portefeuille tient dans un seul grapheÀ faire à la main, onglet par onglet
Détentions indirectesSuivies sur plusieurs niveaux, holdings et SCI comprisesRarement remontées au-delà du premier niveau
Règles d’incompatibilité38 règles testées, chacune citée avec son articleLa mémoire de l’associé qui tient le fichier
Plafond de 70 pour centRecalculé à chaque facturation, détail des lignes retenuesUn onglet recalculé une fois par an, au mieux
Échéances et rotationAlerte six mois avant chaque terme de mandatUne colonne de dates que personne ne relit
Preuve à la date de la décisionInstantané du graphe joint à la note horodatéeLe fichier a été écrasé par la version suivante
Coût149 à 490 euros HT par mois selon le nombre de mandatsGratuit en licence, coûteux en heures d’associé

Ce que le tableur fait très bien

Un fichier bien tenu oblige à poser les bonnes colonnes : entité auditée, actionnaires connus, dirigeants, prestations rendues par le cabinet, date du dernier examen. C’est déjà un raisonnement structuré, et un contrôleur préfère largement un tableur sérieux à une absence de document. Pour une structure de six mandats, sans cabinet d’expertise comptable adossé et sans entité d’intérêt public, il n’y a rien d’absurde à s’en tenir là et à consacrer son budget ailleurs.

Le tableur a aussi une vertu que personne ne conteste : il est à vous. Aucune dépendance, aucun format propriétaire, aucune migration à prévoir. Tant que le nombre de couples à surveiller reste petit et que l’associé qui tient le fichier est celui qui signe les mandats, l’information et la décision restent au même endroit, ce qui est le meilleur des cas de figure.

Ce qu’il ne peut pas faire, par construction

Un tableur enregistre, il ne surveille pas. Il ne saura jamais qu’une entité que vous certifiez a pris trente-quatre pour cent d’une société dont votre cabinet tient la comptabilité, parce que cette information est publiée au registre national des entreprises et que le fichier ne lit pas le registre. Le délai de détection n’est donc pas une performance technique : c’est le temps qui vous sépare de la prochaine campagne annuelle, soit jusqu’à onze mois d’exposition silencieuse.

Il y a plus gênant, et c’est la question de la preuve. Un fichier est écrasé à chaque mise à jour. Deux ans après, vous ne pouvez plus montrer l’état des liens tel qu’il était le jour de l’acceptation, seulement l’état d’aujourd’hui. Or c’est précisément l’état à la date de la décision que le programme de travail demande, et une reconstitution faite la veille du contrôle se voit immédiatement.

Le vrai coût du fichier maison

La licence est gratuite, le temps ne l’est pas. Comptez la mise à jour des entités, les recherches ponctuelles au moment des acceptations, la relance des collaborateurs pour la campagne déclarative et la reconstitution avant le contrôle. Chiffrées au coût horaire chargé de la personne qui les fait, ces heures dépassent souvent l’abonnement annuel bien avant la centième entité surveillée. Notre calculateur de coût de surveillance manuelle pose ce calcul poste par poste.

Le coût invisible est ailleurs. Il se manifeste le jour où un point du programme de travail est relevé, où il faut répondre par écrit, reprendre trois dossiers et expliquer une méthode que personne n’avait formalisée. Ce coût-là ne se budgète pas, il tombe au pire moment de l’année, en pleine campagne de certification, et il mobilise des associés signataires plutôt que des collaborateurs. Une structure de quarante mandats y passe rarement moins de quelques journées pleines.

Quand l’alternative reste le bon choix

Le tableur reste le bon choix si votre structure signe moins d’une dizaine de mandats, n’est pas adossée à un cabinet d’expertise comptable, n’a aucune entité d’intérêt public et travaille sur un portefeuille stable dont vous connaissez personnellement les actionnaires. Dans ce cas, le nombre de couples à surveiller reste maîtrisable de tête, et un fichier daté, archivé en version figée après chaque acceptation plutôt qu’écrasé, répond honnêtement à l’essentiel de ce que le contrôle demande.

Le verdict

Le basculement se joue sur deux seuils : le croisement avec un cabinet d’expertise comptable, et le passage d’une trentaine de mandats. Au-delà, ce n’est plus la rigueur qui manque, c’est l’information, et aucune rigueur ne compense une information qu’on n’a pas. Gardez le tableur pour ce qu’il fait bien, la vue d’ensemble d’un associé, et confiez la détection et l’archivage daté à une surveillance qui tourne sans vous.

Questions frequentes

Peut-on importer un tableur existant dans Cloisonia ?
Oui, c’est même le point de départ habituel. Une colonne de SIREN à neuf chiffres suffit, une ligne par entité, en distinguant les mandats d’audit des dossiers d’expertise comptable. Le rattachement des entités entre elles est proposé automatiquement puis validé par vous. La reprise du portefeuille existant et la construction initiale du graphe sont comprises dans l’abonnement, quel que soit le palier.
Le tableur suffit-il pour le plafond des services hors certification ?
Pour la division, oui. Pour le contrôle, rarement, car la discussion porte sur le classement des prestations et sur la composition de la moyenne triennale. Un onglet annuel ne conserve pas les lignes écartées ni la raison de leur exclusion. Notre calculateur de plafond triennal montre la mécanique ; la traçabilité des lignes retenues, elle, doit vivre ailleurs que dans un fichier réécrit chaque année.
Faut-il abandonner le fichier après la mise en place ?
Beaucoup de structures le gardent quelques mois, le temps de comparer. C’est sain. Ce qui change vite, c’est la nature du travail : le fichier servait à mémoriser, il sert désormais à commenter. Une fois les premières alertes historiques traitées et motivées, la version tableur ne se met plus à jour toute seule et finit par sortir d’usage, sans que la décision d’arrêter ait besoin d’être prise.

Cloisonia ou le tableur de cartographie des liens, que choisir

Le basculement se joue sur deux seuils : le croisement avec un cabinet d’expertise comptable, et le passage d’une trentaine de mandats. Au-delà, ce n’est plus la rigueur qui manque, c’est l’information, et aucune rigueur ne compense une information qu’on n’a pas. Gardez le tableur pour ce qu’il fait bien, la vue d’ensemble d’un associé, et confiez la détection et l’archivage daté à une surveillance qui tourne sans vous.